Une vision de la ville
par des photographes vidéastes
et artistes du monde entier

L’OPP de SEDAN

Un Observatoire Photographique du Paysage (OPP) consiste à photographier les mêmes points de vue d’une année à l’autre pour constater l’évolution du paysage.

  • Lieu d’exposition : Parcours de la Corne de Soissons au Tapis Point de Sedan… Suivez les bornes!
  • Date : Du 8 juin au 1er septembre 2019

Un Observatoire Photographique du Paysage (OPP) consiste à photographier les mêmes points de vue d’une année à l’autre pour constater l’évolution du paysage. Les photographes Geoffroy Mathieu et Bertrand Stofleth, expérimentés dans la réalisation de tels observatoires ont amorcé l’Observatoire Photographique du Paysage de Sedan avec un groupe d’habitants.

Un itinéraire a été créé pour découvrir Sedan sous l’angle de ses quartiers, de ses périphéries et de son centre urbain. Les interstices qui mènent de l’un à l’autre on particulièrement été explorées.

Ensuite, les photographes et les habitants ont parcouru ces sentiers et ont sélectionné des points de vue pour l’OPP de Sedan. Aujourd’hui celui-ci est constitué de 22 points de vue, photographiés en mars 2019 puis en mai 2019. Le résultat est exposé durant la biennale Urbi & Orbi du 8 juin au 1er septembre 2019, sur un parcours allant du centre ville de Sedan jusqu’au Tapis Point de Sedan (bd Gambetta).

Adoptez un point de vue…
Les points de vue choisis pour la création de l’Observatoire sont ouverts à l’adoption! Le but : que chacun puisse s’approprier un des points de vue et le re-photographier d’une année à l’autre. Vous voulez adopter un point de vue?… Rendez-vous le 8 juin lors de l’inauguration, le 9 juin lors de la marche «Grand Zoom» ou encore en appelant directement l’association Urbi & Orbi.

Dimanche 9 juin 2019 – Marche «grand zoom»
Une marche niveau facile et ouverte à tous. Partez à la découverte du sentier et découvrez in situ les points de vues sélectionnés par l’équipe de travail du projet. Aussi, un point de vue sera particulièrement exploré : en compagnie de Geoffroy Mathieu et Bertrand Stofleth vous serez invités à le photographier sous toutes les coutures…

– 10H // Départ de la marche : Tapis Point de Sedan
– 12H // Pique-nique façon auberge espagnole (amenez un plat et une boisson à partager!) // lieu de rendez-vous à venir.
– 16H // Retour de la marche et projection des images au Tapis Point de Sedan.

ERIC GUGLIELMI

Éric Guglielmi panse ses images. Les toiles suspendues, les voiles cachent pudiquement les façades, des morceaux de pipeline affleurent à la surface, des tuyaux sortent de fenêtres béantes… Nous avons bien là une société qui soigne ses blessures. (Florent Maubert)

  • Lieu d’exposition : Tapis Point de Sedan
  • Date : Du 8 juin au 16 juin 2019

Le 24 avril 2013, l’immeuble du Rana Plaza s’effondre. Ce jour-là, seuls 2000 travailleurs sur 3000 sont présents. Des fissures ont été constatées au dernier étage, mais les entreprises ont tout de même obligé les ouvriers de l’immeuble à venir. Parce que jusqu’ici tout va bien… Ce drame a coûté la vie à 1133 personnes. Eric Guglielmi

Présenter le projet Wel come to Savar au Tapis Point de Sedan c’est donner corps aux liens qui imbriquent l’un à l’autre deux réalités et deux territoires bien différents. Pas seulement à Sedan mais partout en Europe, des usines textiles ont fermé pour être délocalisées dans des pays où le coût de la main d’œuvre est très faible. La logique économique implacable veut que ceux qui ont perdu leur emploi du fait des délocalisations se retrouvent à acheter les vêtements fabriqués dans le lointain selon le cycle dévorant de la course aux bas prix. Mais quand c’est « pas cher », souvent c’est que quelqu’un paie à notre place. Céline Lecomte

Éric Guglielmi panse ses images. Les toiles suspendues, les voiles cachent pudiquement les façades, des morceaux de pipeline affleurent à la surface, des tuyaux sortent de fenêtres béantes… Nous avons bien là une société qui soigne ses blessures, se recharge, cherche son oxygène.
Face à ce moment crucial. Ce temps d’un basculement qui va changer notre vie. Nos vies. Que peut-on faire ? Que doit-on faire ? Quels lendemains nous réservent nos actions d’aujourd’hui ? Un face-à-face avec nous-mêmes. Nos consciences. Nos responsabilités. Du Bangladesh, le photographe nous livre les images inédites d’un monde sous perfusion. Photographies, vidéo et installation relatent une souffrance qui rivalise avec celle de catastrophes pourtant plus médiatisées. La chronologie déconcerte volontairement. Un jeu entre le latent / le potentiel, et le réalisé / le drame. Un temps perturbé dans sa linéarité pour mieux montrer que tout reste possible, qu’il est encore temps de ré/agir. Parce que l’« après » est toujours un « avant »… Extrait d’un texte de Florent Maubert.

Les photographies d’Éric Guglielmi donnent à voir un ailleurs palpable, alourdi par l’implacable présence d’une réalité oppressante. Le calme froid des paysages d’Europe centrale, l’exotisme de l’Afrique et de l’Asie, la ruralité industrielle des Ardennes ne viennent pas nourrir chez le regardeur une plaisante sensation de dépaysement. Ses photographies rendent accessible au spectateur ce léger décalage, cette vision de biais qui permet de voir différemment, de voir mieux. Sa connaissance approfondie des réalités sociales et politiques des territoires qu’il arpente lui permet de se tenir dans une posture ouverte, attentive et surtout vigilante face au réel. Pour Éric Guglielmi, la photographie veut témoigner des événements du monde, de ses incohérences. Extrait d’un texte de Zoé Haller.

Éric Guglielmi est représenté par la Galerie Maubert.

JANE EVELYN ATWOOD

Un regard croisé sur les villes, leurs territoires périphériques et les espaces ruraux, avec toujours l’humain en toile de fond.

  • Lieu d’exposition : Place Calonne
  • Date : Du 8 juin au 1er septembre 2019

VILLES & TERRITOIRES

Pour la dixième édition de Urbi & Orbi, Jane Evelyn Atwood nous offre une sélection d’images portant un regard croisé sur les villes, leurs territoires périphériques et les espaces ruraux, avec toujours l’humain en toile de fond.
Les images choisies, certaines connues et d’autres moins, couvrent une période d’une vingtaine d’années durant laquelle la photographe poursuit ses projets au long cours tout en photographiant pour la presse, des commandes ou son propre plaisir.

Jane Evelyn Atwood est née à New York et vit en France depuis 1971. Son œuvre traduit la profonde intimité qu’elle entretient avec ses sujets pendant de longues périodes. Fascinée par les gens et par la notion de l’exclusion, elle a réussi a pénétrer des mondes que la plupart d’entre nous ignorent ou choisit d’ignorer. Elle décrit elle-même sa méthode de travail comme obsessionelle. Elle continue un sujet jusqu’à ce qu’elle sente qu’elle l’a complètement compris et qu’elle a bien assimilé sa relation à ce sujet.

En 1976, elle achète son premier appareil et commence à photographier les prostituées de la rue des Lombards à Paris. Ce travail qui durera un an, toutes les nuits , deviendra son premier livre. En 1980, elle est récompensée par le premier prix W. Eugene Smith pour réaliser un sujet en profondeur sur les enfants aveugles.
Dans les années qui suivent, elle va s’engager dans plusieurs projets photographiques au long cours.
En 1983 elle réalise un reportage sur la Légion étrangère et suit des soldats à Beirut et au Tchad durant dix-huit mois.
En 1987, elle photographie Jean-Louis qu’elle suit durant les quatre mois qui précèdent son décès. C’est la première personne atteinte du Sida en Europe qui ait accepté que son histoire soit publiée dans la presse. Malgré les milliers de morts causés par cette maladie, le Sida n’avait eu auparavant aucun visage.
En 1989, elle se lance dans un vaste projet sur les femmes incarcérées dans plusieurs pays du monde. Elle parvient à avoir accès aux établissements pénitenciers les plus difficiles, y compris au couloir de la mort aux États-Unis. Ce travail monumental qui reste une référence, dure dix ans et révéle la détention féminine dans quarante prisons de neuf pays d’Europe, d’Europe de l’Est et des États-Unis. Exposé internationalement, il est publié dans le livre Trop de Peines, Femmes en Prison (Albin Michel, Paris; Too Much Time, Phaidon, Londres; 2000).
Durant quatre ans à partir de l’an 2000, elle documente les victimes des mines antipersonnel au Cambodge, en Angola, au Kosovo, au Mozambique et en Afghanistan. Puis elle passe trois ans à Haïti où elle réalise des photographies de vie quotidienne, une approche en couleur de «street photography», en rupture avec sa manière habituelle.
Jane Evelyn Atwood est l’auteure de treize livres dont une monographie dans la prestigieuse collection Photo Poche (Actes Sud, 2010). Ses images sont exposées internationalement (sa première rétrospective a été présentée à la Maison européenne de la photographie à Paris en 2011) et figurent dans de nombreuses collections publiques et privées. Elle a été récompensée par les prix les plus prestigieux, dont la première bourse de la Fondation W. Eugene Smith (New York,1980), le prix SCAM du portfolio (Paris, 1990), le Prix Oskar Barnack de Leica Caméra (1997), un prix Alfred Eisenstadt en 1998, et, en 2018, le grand prix photo Planète Albert Kahn (Paris) ainsi qu’un Lucie Award (New York).
En France elle est représentée par la galerie IN CAMERA et pour les archives éditoriales, par l’Agence VU.
www.janeevelynatwood.com

YVONNE VENEGAS, SONIA MADRIGAL, ALEJANDRO CARTAGENA, PABLO LÓPEZ LUZ Commissariat : Alessandro Parente

Une vision polyforme de la ville mexicaine aujourd’hui.

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  • Lieu d’exposition : Rue au Beurre
  • Date : Du 8 juin au 1er septembre 2019

DÉMESURE – Regards sur La ville mexicaine

Pour ce projet d’exposition, le photographe italien Alessandro Parente a convoqué quatre de ses pairs mexicains pour construire une vision polyforme de la ville mexicaine aujourd’hui.
Des montagnes d’habitations, des gens écrasés par l’étroitesse des espaces, les villes croissent toujours plus faisant des petites localités des déserts. Le travail de Pablo Lopez Luz rend ce phénomène visible à l’œil nu. Les mégalopoles sont fabriquées de toutes pièces au Mexique, impulsées par des gouvernements successifs tous guidés par une même politique de la ville. C’est ce qu’Alejandro Cartagena explique à travers sa série Suburbia Mexicana réalisée dans la ville de Monterrey, au Nord du Mexique. Huit villes satellites sont nées depuis 2001. En peu de temps, il s’y ait construit près de 800 000 nouvelles habitations. Cet accroissement incontrôlé est à l’origine d’énormes problématiques environnementales, sociales et économiques. Au lieu de faire partie de la ville, les habitants de ces régions doivent parcourir de nombreux kilomètres avant d’arriver dans les zones réellement urbanisées. Ce sont des lieux desquels le gouvernement se lave les mains et où la criminalité croit sans contrôle.
La muerte sale por el Oriente, de Sonia Madrigal est un projet qui pointe du doigt les féminicides. Au Mexique, chaque jour, sept femmes meurent à cause de violences extrêmes. Une majorité de ces crimes est perpétré dans les régions de Ecatepec, Chimalhuacán et Nezahualcóyotl, municipalité dont est orginaire la photographe. Cette série est réalisée à partir d’installations imaginées par Sonia Madrigal dans l’objectif d’attirer l’attention de la population sur cette cause. Une des cause de la violence et de la pauvreté dans le pays est la disparition de remparts sociaux causée par un système neo-libéral qui permet aux riches d’accroître sans cesse leurs richesses tandis que les classes moyennes et pauvres sont la main d’œuvre bon marché dédiée à la concrétisation des investissements voulus par les millionnaires des classes aisées.
Avec sa série María Elvira de Hank, Yvonne Venegas signe un reportage incisif sur la vie de l’épouse du millionaire excentrique Jorge Hank Rohn, ancien maire de Tijuana. Elle est une des rares photographes mexicaines à donner une vision de la haute société mexicaine, dont d’ailleurs en Europe, nous ne soupçonnons souvent même pas l’existence. Elle a négocié avec le millionnaire un accès aux différents moments rythmant la vie de cette famille et ce, sur plus de quatre années.

Alessandro Parente est né à Tagliacozzo (Italie). Il est membre du collectif Buena Vista Photo. Il vit entre l’Italie et l’Amérique latine où il a développé de nombreux projets après avoir étudié à Buenos Aires à l’école Aldo Bressi. Son travail sur les peuples indigènes en Équateur fait partie des collections permanentes du musée national ethnographique de Quito. Depuis 2012, il s’est réapproprié la technique photographique ancienne du collodion humide sur verre (ambrotype). Son travail sur la migration à Tijuana a été exposé à Urbi & Orbi en 2015. En 2018, il autoédite son livre Gonzalo Guerrero el Grillo qui relate quatre ans sur les routes du Mexique à la recherche d’actions de résistance citoyenne.
www.alessandroparente.photoshelter.com
www.buenavistaphoto.it

Alejandro Cartagena vit et travaille à Monterrey, au Mexique. Son approche du paysage et du portrait est un moyen d’explorer des problématiques sociales, ur-baines et environnementales. Son travail a été montré en France et à l’international dans plus de cinquante expositions solos et collectives. Notamment, à la Fonda-tion Cartier pour l’art contemporain (Paris) et au Centre de Cultura Contemporània de Barcelona (CCCB). Aussi, son travail fait partie des collections de plusieurs mu-sées comme le MOMA de San Francisco, le Museum of Contemporary Photography (Chicago), le Portland Museum of Art… Pour n’en citer que quelques uns. Il a également reçu de nombreux prix incluant le Street Pho-tography Award (Londres), le Lente Latino Award (Chili), ou le Premio IILA-FotoGrafia Award (Rome). Il a fait par-tie des International Discoveries lors du FotoFest Festival 2009 pour son projet Suburbia Mexicana. Les magazines FOAM et PDN l’ont également consacré « talent émer-gent ». Il œuvre aussi comme auto-éditeur et co-éditeur et a huit ouvrages à son actif. Notamment, son projet Carpoolers a été publié en 2014 avec le soutien du prix FONCA, et Suburbia Mexicana, l’a été avec le concours de Daylight/ Photolucida en 2010.
www.alejandrocartagena.com

Sonia Madrigal vit et travaille à Nezahualcóyotl (Mexique). Son œuvre tourne autour de thématiques socioculturelles ancrées principalement dans la zone Ouest de la ville de Mexico. En 2018 elle participe à la XVIIIe biennale de photographie de Mexico organisée par le Centro de la Imagen de Mexico. Son travail a aus-si été montré au Brésil, en Italie, en Argentine, au Pérou, au Chili et aux Etats-Unis et a été notamment été publié dans le journal britannique The Guardian.
www.soniamadrigal.com

Pablo López Luz vit et travaille à Mexico. Il a pris part à de nombreuses expositions au Mexique et à l’interna-tional. Son projet Ciudades y memoria a par exemple été exposé au Centro Fotográfico Álvarez Bravo en 2012 et Urbes Mutantes à l’International Center of Pho-tography à New York en 2014. Il a aussi participé aux expositions collectives Civilization – The Way we Live Now au National Museum of Contemporary Art à Seoul, et América Latina 1960-2013 à la Fondation Cartier pour l’art contemporain à Paris. Il est l’auteur de cinq mono-graphies et son travail fait parties des collections de plu-sieurs musées et fondations dont la Galerie Nationale du Canada, le MOMA de San Francisco, le Musée d’Art Moderne de Mexico ou encore la fondation Hermès. Quelques uns des plus importants prix qu’il ait reçu sont : le prix 2018-2019 de la fondation MAST (Bologna, Italie), le prix Syngenta, ou encore le prix Alt+1000 (Rossiniere, Suisse). www.pablolopezluz.com

Yvonne Venegas vit et travaille à Mexico. Elle est diplômée de l’International Center of Photography de New York et de l’université de Californie (San Diego). Son travail a fait l’objet d’expositions solos et collectives au Etats-Unis, au Mexique, au Brésil, en Espagne, en France, au Canada, au Japon, en Pologne et en Russie et fait partie de nombreuses collections de musées et de par-ticuliers (dont le MOMA de San Francisco). En 2010, elle reçoit le prix Magnum Expression de la célèbre agence. Son travail a aussi été récompensé lors de la Xe biennale de photographie du Centro de la Imagen de Conaculta. Elle est récipiendaire de la bourse Guggenheim 2016 qui lui permet de réaliser le projet San Pedro Garza García, publié en 2018 aux éditions RM. Ses projets María Elvia de Hank, Inédito et Gestus font également l’objet de monographies chez le même éditeur.
www.yvonnevenegas.com

GUILLAUME AMAT

Guillaume Amat propose de décaler les perspectives avec une image monumentale installée sur le Moulin Lecocq de Sedan.

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  • Lieu d’exposition : Moulin Lecocq
  • Date : Du 8 juin au 1er septembre 2019

CARTE BLANCHE À LA SALLE D’ATTENTE
LES CASCADES

Guillaume Amat questionne la représentation du paysage et la notion même de sa captation. Il fait dialoguer entre eux points de vue et perspectives. Pour la biennale 2019, il relève le défi de créer une image spécifiquement pour une installation monumentale sur le moulin Lecocq à Sedan.

Pour ce projet unique c’est tout d’abord le lieu d’exposition insolite et emblématique qui m’a guidé vers la réalisation et la conception de cette œuvre. Un moulin cerné par la Meuse et ses canaux, lieu de passage fluvial et espace connexe. Puis la rencontre aussi avec le doyen des lieux, Monsieur Lecocq, intarissable sur l’histoire de son temple et collectionneur invétéré de projecteurs de cinéma. Un amoureux de l’image mouvante et de ces machines à rêver d’un autre temps.
Dans cette œuvre il est question d’illusion et de mouvement comme sur la toile du cinéma. Cette toile s’affiche désormais au grand jour, accrochée à même la façade du moulin de Sedan, comme un clin d’œil à ce personnage, maître des lieux. La façade s’ouvre sur l’intérieur du bâtiment comme l’envers d’un décor réel et irréel où se confondent l’architecture et la nature. Une cascade coule dans les entrailles du moulin et entre en résonnance avec les eaux du canal et la sonorité actuelle du lieu. De loin, l’installation revêt une autre dimension. Visible du pont (rue des Anciens d’Afrique du Nord rejoignant la médiathèque Georges Delaw), l’image joue avec les reflets du cours d’eau, avec son double. L’illusion provoque une ouverture dans la perspective architecturale dense de la ville, une respiration dans le réel.

Texte de Guillaume Amat

 

Guillaume Amat est né en 1980 et est installé à Paris. Il se consacre à des travaux photographiques au long cours et développe une prédilection pour la photographie narrative. Il aime adapter sa démarche photographique à son sujet et à la manière dont il perçoit son intensité narrative. Il varie les techniques, les formats, les types d’appareils photographiques utilisés en fonction de l’histoire qu’il souhaite raconter. Avec ses images, il construit des histoires qui naviguent entre le réel et l’inventé. www.guillaumeamat.com

L’association « La salle d’attente » est née en 2000. Elle est constituée de 7 membres bénévoles et propose des expositions de photographies contemporaines dans la région de Reims. Son objectif est d’être passeur d’une photographie qui relève principalement d’une démarche d’auteur et qui délivre un message esthétique, politique ou social. Depuis presque 20 ans, l’association accompagne les photographes et expose leurs œuvres. « La salle d’attente » a ainsi présenté 40 expositions individuelles ou collectives d’artistes internationaux venant de pays aussi divers que l’Iran, l’Afrique du sud, le Nigéria, l’Angleterre, les États-Unis, l’Algérie, la Chine et bien sûr la France.

 

GEOFFROY MATHIEU & BERTRAND STOFLETH

Un projet artistique qui documente le paysage observé depuis un sentier de Grande Randonnée (GR) créé par un collectif d’artistes marcheurs en périphérie de Marseille. Les photographes ont aussi été missionné par Urbi & Orbi pour réinventer leur démarche à Sedan la transmettre à un groupe d’habitants.

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  • Lieu d’exposition : Tapis Point de Sedan
  • Date : Du 8 juin au 16 juin 2019

PAYSAGES USAGÉS
OBSERVATOIRE PHOTOGRAPHIQUE DU PAYSAGE DEPUIS LE GR 2013 2012 – 2O22

Coproduction : Marseille Provence 2013, Capitale Européenne de la Culture et le Centre national des arts plastiques, commande publique du ministère de la culture et de la communication.

Ce Projet artistique de représentation de la Métropole Aix-Marseille Provence en construction documente ses usages, les frottements ville-nature et la grande richesse de ses paysages.
Les 100 photographies sont réalisées en 2012 le long des 365 km du GR2013 encore non balisé et intègrent son tracé par un trait blanc parcourant l’image. Chaque année jusqu’en 2022, les artistes rephotographient 30 images et en confient 70 à des adoptants. Ce projet interroge le protocole institutionnel de la démarche des OPP et revisite les principes de sa méthodologie en inversant les rôles du commanditaire et du commandité, en considérant les images comme propositions d’analyse des enjeux territoriaux et paysagers de la métropole, et en intégrant un volet participatif dès la création du projet en invitant les usagers de la métropole à travailler avec les artistes.
Cette série a été impulsée grâce à une commande publique de photographies du Centre national des arts plastiques (CNAP) et participe à la mission France Territoire Liquide. Elle a été exposée au Tri-Postal à Lille, au FRAC Paca , au MUCEM à Marseille et à la BnF fin 2017 dans l’exposition Paysages Français.

Bertrand Stofleth est un artiste et photographe né en 1978 de nationalité française. Diplômé de l’École Nationale Supérieure de Photographie d’Arles en 2002. Ses recherches artistiques portent sur les modes d’habitation des territoires et interrogent les paysages dans leurs usages et leurs représentations. Il documente les lieux intermédiaires : rives d’un fleuve (Rhodanie, édition Actes Sud), chemins de randonnée (Paysages Usagés OPP-GR2013, édition Wild Project), ou abords de métropoles (Transplantation et Déplacements). Il construit différents projets d’observatoire photographique du paysage avec le photographe Geoffroy Mathieu auprès de PNR (Monts d’Ardèche, Gorges du Verdon, Narbonnaise en Méditerranée). Depuis 2013, il travaille en collaboration avec l’artiste Nicolas Giraud sur un projet documentaire des paysages issus de la révolution industrielle (La Vallée, édition Spector Books à paraître 2019). Il poursuit actuellement le projet Aeropolis explorant les relations entre les imaginaires aéroportuaires et leurs connexions aux territoires urbains (Commande publique nationale de photographie CNAP et Atelier Médicis 2017). Il enseigne la photographie en écoles d’art et à l’Université. Son travail est présent dans différentes collections publiques et privées (CNAP, FRAC Provence-Alpes-Côte-d’Azur, BNF, …).

Geoffroy Mathieu est né en 1972. Diplômé de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, il vit et travaille à Marseille. Au cœur de son travail se trouve les séries Un mince vernis de réalité (livre/ coffret aux Éditions Filigranes, 2005), Canopée et Matière noire. Un autre versant de son travail concerne le paysage urbain : avec Dos à la mer, promenade en méditerranée urbaine (Filigranes Éditions, 2009) il a cherché les petites résistances qui modifient les paysages urbains ordinaires de six villes ports de la Méditerranée. Plus récemment il a collaboré au livre de Baptiste Lanaspèze Marseille, ville sauvage, essai d’écologie urbaine (Actes Sud, 2012) et poursuivi ce travail dans la série Geum Urbanum (Filigranes Éditions, 2013), étude comparée des relations ville-nature à Marseille, Tanger et Édimbourg. Plusieurs projets sont en cours dont Le principe de ruralité (aide à la photographie documentaire du CNAP en 2016) et NIMBY, une collection de dispositifs anti-installation réalisée avec Jordi Ballesta, géographe-photographe.

PATRICK DIONNE & MIKI GINGRAS

Patrick Dionne et Miki Gingras travaillent la photographie comme un casse-tête subjectif et pictural.

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  • Lieu d’exposition : Place de la Halle
  • Date : Du 8 juin au 1er septembre 2019

EN RÉSIDENCE À SEDAN EN FÉVRIER – MARS 2019
SEDAN EN PANORAMA

Pour la biennale 2019, Patrick Dionne et Miki Gingras réalisent une œuvre participative en résidence (février – mars 2019). Durant celle-ci, ils vont à la rencontre des Sedanais pour cerner ce qui forge leur identité et leur appartenance à ce territoire. Le résultat est un panorama monumental installé place de la Halle à Sedan.
Depuis 1999, Patrick Dionne et Miki Gingras créent des œuvres photographiques qui s’inspirent et témoignent de la relation de l’individu avec son milieu et de sa capacité à générer des changements dans son environnement. Comme des témoins privilégiés, ils abordent visuellement ces réalités en explorant différentes formes de présentation du photographique afin de mettre en relief la dimension narrative de l’image. Autant d’un point de vue technique que relationnel, ils questionnent l’objectivité du documentaire ainsi que le rapport à la réalité du médium photographique.
Pour Urbi & Orbi ils s’appuient sur un dispositif qui leur est familier. Ils rencontrent et mettent en scène des habitants de Sedan, installent leur studio en ville, réalisent des portraits soigneusement mis en scène, compilent des images d’archives. Ce processus leur permet de recueillir une image polymorphe du territoire qu’ils étudient, et ce, en se basant sur les témoignages d’habitants. De retour à Montréal, ils jouent avec ce matériau pour composer l’œuvre finale.

Patrick Dionne et Miki Gingras vivent à Montréal. Depuis 1999 ils travaillent conjointement à la réalisation d’œuvres photographiques qui s’inspirent et témoignent de réalités sociales. Ils ont plus de 40 expositions à leur actif au Québec, au Canada, en Europe, en Amérique latine et en Asie. Leur travail a été soutenu par des bourses du gouvernement du Canada, du Québec et de la ville de Montréal. Ils créent des œuvres publiques d’intégration à l’architecture. En 2018, ils ont créé un court métrage d’animation à Medellin en Colombie et une installation publique pour Kala Ghoda Art Festival à Mumbai en Inde. Pour Sedan comme pour ailleurs, ils travaillent la photographie comme un casse-tête subjectif et pictural. Ils changent certains éléments de place, en gardent d’autres, fragmentent, recomposent tout en restant le plus fidèle possible à la sémantique de l’image. Ce processus les amène à interpréter leur sujet. Les compositions photographiques qu’ils produisent sont des allégories poétiques et ludiques, présentées sous forme de tableaux narratifs, composés de réalité et de fiction. www.patmiki.ca
En parallèle de leur résidence, ils travaillent avec deux classes (Lycée du Château et Pierre Bayle). À travers un projet artistique globalisé (PAG) soutenu par le rectorat et la DRAC, le duo d’artiste intervient auprès d’élèves du secondaire, transmettent leur démarche et les conduisent à la réalisation de leurs propres œuvres.
L’exposition des élèves est à voir
à la médiathèque de Sedan du 7 au 16 juin 2019.

 

FABIEN LEGAY

La Vallée de la Meuse. Qu’en est-il aujourd’hui de l’identité de ce territoire en mutation et comment cette assignation à se réinventer rejaillit sur les habitants ?

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  • Lieu d’exposition : Tapis Point de Sedan
  • Date : Du 8 juin au 16 juin 2019

AVOIR 20 ANS DANS LA VALLÉE DE LA MEUSE

La Vallée de la Meuse, façonnée par l’industrie métallurgique, a toujours affirmé une identité très forte. « Vallée rouge » sûre d’elle-même et de sa force de production lors des 30 Glorieuses, vallée de plus en plus silencieuse à mesure que les pilons étaient réduits à l’inactivité par les coups de boutoir de la mondialisation.
Malgré la disparition progressive de l’outil de travail qui avait forgé cette mythologie collective, l’identité de ce territoire demeure. Elle s’affirme avec toujours autant de vigueur mais oscille désormais dans un douloureux équilibre entre fierté et fatalisme.
Qu’en est-il aujourd’hui de l’identité de ce territoire en mutation et comment cette assignation à se réinventer rejaillit sur les habitants ?
Pour essayer de le comprendre, Fabien Legay fait le choix de s’intéresser aux adolescents qui entrent dans la vie active et aux jeunes adultes, segment de population qui est à l’âge où l’on doit inventer sa trajectoire propre.
Quels rêves, quels espoirs, quelles visions de la vie, de sa place dans le monde construit-on quand on réside dans ce territoire ? Y a t-il une empreinte particulière de leur lieu de vie sur ces adultes en devenir, et si oui, comment s’inscrit-elle en eux, que leur apporte t-elle ?

Fabien Legay est né en 1972 à Charleville-Mézières. Il vit et travaille en Région Grand-Est. Photographe indépendant depuis 2005, autodidacte, il exerce essentiellement dans le champ de la photographie documentaire. Il réalise en 2006 un reportage sur le fleuve birman Irrawaddy qui lui vaut une bourse de la Région Champagne-Ardenne. En 2008, il expose une série de photographies sur la vallée de la Meuse au musée Arthur Rimbaud de Charleville-Mézières, série réalisée dans le cadre d’une résidence d’artiste à la Maison des Ailleurs. Il a publié quatre livres aux éditions Passage du Nord-est : Les gens du Fleuve (2006), reportage sur le fleuve birman Irrawaddy ; Entre deux terres (2007), ouvrage portant sur la mémoire de l’immigration dans les Ardennes ; Bercé par la Meuse (2008), série de portraits et de paysages de la vallée de Meuse (Ardennes); Friches (2009), documentaire sur la mémoire ouvrière et les friches industrielles de Charleville-Mézières. Il poursuit actuellement son travail documentaire sur la vallée de la Meuse et mène en parallèle un travail photographique sur la côte d’Opale dans le cadre d’une résidence pour les musées du Touquet et de Berck-sur- Mer.

www.fabienlegay.com

76 PHOTOGRAPHES DE LA SECTION PHOTOGRAPHIE DE L’ÉCOLE SUPÉRIEURE DES ARTS SAINT-LUC LIÈGE

Des regards, des impressions, des réflexions sur nos territoires dans un monde en perpétuel changement partagé entre nouveautés, incertitudes et traditions.

Les élèves :

MICHEL ADDO ELÉONORE BIDAINE NATACHA BOULET LAURA BOURGUIGNON EMILIE BURGGRAEVE NAOMI CAMMALLERI CAMILLE CHANTRAINE EMILIE CHAVANNE THÉODORA COLIGE MORGANE COLLINET MANON CONFETTI EMILIE CRONET CHARLOTTE DAVISTER MAGALI DEQUIRET DAMIEN DEJASSE GUILLAUME DE LA FUENTE NINE DELCARTE
ZEYNEP DEPREM ROXANNE DERMINE BENJAMIN DEVALERIOLA MAUREEN DEWERIHAS MAXIME DI NAPOLI ALEXIS DOCQUIER PAULINE EBERHART CLARA FIEVEZ TATIANA FRAIPONT LUCA FRIGO THOMAS GILLAIN ASHTON GNABA BRYAN GODEFROID PAULIN GROISE JUSTINE GUNS CAROLINE HANNICQ NAYEF HAZIMEH MARIE JOURDAIN JENNIFER KNIEPEN MARGAUX KUNTZ AXELLE LATOUR ELIOT LAMBERT ASTRID LAMETTE MATHILDE LAURENT PHILIPPINE LECHARLIER AMELIEN LEDOUPPE NOÉMIE LEDUC ADRIEN LEMAIRE XAVIER LOZET AYMERIC MAQUART LAURINE MAHIEU MARIE MARECHAL SARINA MATTIACCI MEHDI MERABTI JULIEN MERSCH AURORE MIGNOLET ALEXANDRE NGUYEN FLORENCE NIMAL ROBIN NISSEN VALENTINE NULLENS MARYNE OPBROEK ERIKA PAQUAY
LAURA PATTI MARIE-NOËLLE PIERARD ARNAUD ROLAND JULIE ROLAND JULIA SALVAGGIO LOUISE SAMARTZIS GILLIAN SAINT PAUL FLORENCE SCULIER LUCIE SONRIER LYNDSAY SOSZNA NA SUN MAXIME TITEUX LARA VANDERELST LYNN VANWONTERGHEM LAURE VILLE MORANE YURTSEVER

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  • Lieu d’exposition : Tapis Point de Sedan
  • Date : Du 8 juin au 16 juin 2019

BELGIQUE(S) TERRITOIRE LIQUIDE

Sur une proposition de Alain Janssens

Belgique(s) territoire liquide est un projet initié par Patrick Messina et inspiré par France(s) territoire liquide, une mission photographique sur le territoire français menée par 43 photographes de 2011 à 2014 dont il est aussi l’instigateur.
Ce projet pédagogique de la section photo de l’école supérieure des Arts Saint-Luc Liège a été réalisé de septembre 2017 à février 2018. Il a été coordonné par les étudiants de 3e année et leurs professeurs d’atelier.
Ce travail commun a réuni 76 étudiants autour d’un but double : monter une exposition dans trois lieux pour la Biennale de l’Image Possible (Liège) et concevoir une publication auto-financée.
Belgique(s) territoire liquide propose des regards, des impressions, des réflexions sur nos territoires dans un monde en perpétuel changement partagé entre nouveautés, incertitudes et traditions.

Olivier Cornil, Christine Plenus, Marc Wendelski, professeurs à Saint-Luc

L’ESA Saint-Luc de Liège est une école supérieure des arts belge qui accueille aujourd’hui 1000 étudiants provenant d’horizons et de milieux variés, pour les préparer à une vie professionnelle et artistique dans le domaine des arts plastiques, visuels et de l’espace.
« Il y avait dans notre ciel, autrefois, une rivière, consolation de ceux qui avaient la malchance de vivre loin d’un plan d’eau. Somptueuse mais discrète, nul ne l’avait jamais traversée. Son flux brassait des images de solitude et de communauté, d’obscurité et de brillance, de clignements familiers et de mondes infinis. Les philosophes et les poètes la plaçaient au cœur de leur méditation – l’un d’entre eux ne l’avait-il pas nommée sa « sœur lumineuse » ? – et les enfants perdus y retrouvaient, dans le noir, leur chemin. »

Caroline Lamarche,
Le cercle des étoiles disparues, extrait

GABOR SZILASI

Deux facettes du Québec des années 70 / 80 : l’une urbaine avec le projet LUX et l’autre rurale avec le projet Charlevoix.

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  • Lieu d’exposition : Place d’Arme
  • Date : Du 8 juin au 1er septembre 2019

LUX

CHARLEVOIX

 

Gabor Szilasi est un monument de la photographie canadienne. À 90 ans passé, il continue à exercer son métier avec enthousiasme. Le projet d’exposition monté pour Urbi & Orbi 2019 fait entendre deux voix du Québec des années 70 / 80, deux facettes d’un même territoire : l’une urbaine avec le projet LUX et l’autre rurale avec le projet Charlevoix.
Dans les années 1970, le photographe s’est intéressé à la vie dans les campagnes québécoises. Par un travail au long cours, il a documenté les changements culturels qui s’y amorçaient. L’Isle-aux-Coudres, le Charlevoix, la région de Lotbinière, l’Abitibi-Témiscamingue et le Saguenay–Lac-Saint-Jean sont ses terrains de jeux entre 1976 et 1979. Il travaille alors principalement à la chambre photographique. Il capte des scènes de rue tout comme des intérieurs de commerces et de maisons. Son œil aime relever des détails décalés ou drôles qui confèrent à sa photographie une légèreté tout en restant sensibles à saisir avec précision son sujet. Il réalise également des portraits posés avec les habitants rencontrés au fil de ses incursions. Par ailleurs, de 1977 à 1979, il réalise une série de photographies documentant de façon systématique les façades de magasins, le chaos des enseignes et les immeubles commerciaux de la rue Sainte-Catherine, rue commerçante et emblématique de Montréal, dont il pressent la prochaine mutation. La fascination de l’artiste pour les enseignes et les panneaux publicitaires de la ville l’amène à la série Lux (1982-1984), dans laquelle il recourt à la couleur pour représenter des enseignes lumineuses saisies au moment de la journée où la lumière décline.

Gabor Szilasi est né en 1928 à Budapest, en Hongrie. Il immigre au Canada en 1957 et s’installe à Montréal un an plus tard.
Après avoir dû interrompre ses études en médecine, il se consacre à la photographie de la révolution hongroise dans les années 1950. À son arrivée à Montréal, il commence sa documentation du Québec rural, qu’il continue au cours des années 1970 avec des séries de photographies dépeignant des régions comme la Beauce, l’Abitibi ou Charlevoix. Il retourne pour la première fois en Hongrie en 1980.
Photographe renommé et pionnier de la photographie d’art au Québec, Gabor Szilasi a aussi enseigné dans différentes universités (à Concordia et, en tant qu’invité, aux universités de Cracovie et de Stanford en Californie). Reconnu par des institutions canadiennes comme le Conseil des Arts du Canada, ses expositions ont voyagé à travers la France, la Hongrie, la Pologne, l’Italie et le Canada. Le musée des beaux-arts de Montréal lui a consacré une exposition rétrospective en 1997. Son regard sensible sur les gens et sur leur environnement a permis à Gabor Szilasi de laisser une marque profonde dans l’histoire de la photographie au Québec. Gabor Szilasi a reçu le Prix Paul-Émile-Borduas du Gouvernement du Québec en 2009, le Prix du Gouvernement du Québec en 2009 et le Prix du Gouverneur Général du Canada en 2010. Il est représenté par la galerie Art45 à Montréal.

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